Exploration récente, voire très récente même, je suis tombé par pur hasard lors d’un trajet voiture sur une ferme à l’allure juste assez délabrée pour me poser la question de son occupation. Hop demi-tour toute pour se garer juste devant, en toute discrétion donc ! Un rapide tour montre que toutes les portes donnant sur le côté et l’arrière du bâtiment sont clouées et qu’une fenêtre à moitié ouverte semble être notre seule option. Faisable mais un peu “chiant” avec sacs et lampes, ce d’autant plus que la journée a commencé tôt et que la fatigue commence à nous rendre las. Regain de courage, retour à la voiture, img_Pourquoi-faire-simple-quand-on-peut-faire-complique--_Jacques-ROUXEL_ref~110.001434.00_mode~zoomon s’assure de l’absence d’âmes humaines et récupérons le matériel. Le temps de mettre mon sac, ma compagne d’explo est allée clancher la porte d’entrée située à trois mètres de la voiture au cas où. Et comme d’hab c’est elle qui aura le dernier mot, j’ai l’habitude de sélectionner les passages/entrées un peu compliqués, elle a l’habitude de trouver les plus simples. La porte s’ouvre donc sur la partie habitation.

Un escalier pas forcément rassurant – comme souvent – mais la maison étant basse de plafond, nous grimpons prudemment au grenier.
Un sol avec plusieurs planches très “poreuses” – comme souvent – mais la maison étant basse de plafond, la chute sera courte, nous avançons donc.
Le grenier, haut de plafond lui, dégage une atmosphère étrange de quiétude, à peine troublée par le mouvement du miroir de mon appareil.
Pas la moindre trace de pas au sol, pas la moindre poussière en suspension, tout est calme, immobile, figé depuis bien longtemps.

Après un moment, nous ressortons de la bâtisse pour jeter un œil aux dépendances accolées au bâtiment. Impressionné par le nombre d’outils agricoles de grande taille et de tous les âges qui se trouvaient là, je le fus encore plus après avoir découvert le triple de machines empilées les unes sur les autres dans la seconde pièce. Rajouter à ça que je n’ai pas pu explorer une troisième pièce, verrouillée. Une véritable caverne d’Ali baba.

Bilan :
– Une exploration inattendue et assez inhabituelle.
– Des chiffres pas top :

— De grosses montées en ISO, 20% > 800 ISO.
— 85% des photos sont aux focales extrêmes de l’objectif : 11 et 16mm.
— 42% des photos réalisées à ouverture maximale (F2.8)
– Donc des choses à revoir :
— Fixer le reflex sur le trépied et l’utiliser ainsi du début à la fin même si je déteste ça ?
— Pas trop limité par les longueurs de focales ici, mais ça me travaille pas mal sur plusieurs autres explos, ça sent le changement d’objectif !

Raoul.

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